Échecs & Stratégie: La chance existe-t-elle aux échecs ?

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mercredi 29 octobre 2014

La chance existe-t-elle aux échecs ?

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Le championnat du monde d'échecs 1978 à Baguio City entre Karpov et Korchnoi - Photo © Chess & Strategy

Le championnat du monde d'échecs en 1978 à Baguio City au Philippines entre Anatoly Karpov et Viktor Korchnoi.

On dit souvent que la chance n’existe pas aux échecs. C’est en partie vrai, dans la mesure où le jeu d’échecs n’est pas un jeu de hasard, comme peuvent l’être les jeux de dés ou certains jeux de cartes. Aux échecs, chacun dispose au départ des mêmes pièces, chacun joue à son tour, il est interdit de recevoir une quelconque aide extérieurs, etc. A cet égard, on peut dire que le vainqueur a mérité sa victoire : la chance n’avait rien à voir là-dedans. Inversement, même le meilleur joueur de poker ou de backgammon peut parfois perdre contre un débutant pour peu que celui-ci tire un as ou un double six au moment crucial.

Pour autant, aux échecs, il arrive souvent que la chance s’en mêle. Voyons cette position, par exemple : cette situation s’est présentée durant un match de championnat du monde. Kortchnoi, l’un des plus forts joueurs de tous les temps, pouvait forcer le mat au moyen d’une série d’échecs élémentaire : 55.Ff7+ Rc6 56.De6+, etc. Normalement, même un joueur de club ordinaire est capable de trouver ce mat, et pourtant Kortchnoi joua le fautif 56.Fe4+ ??, concédant finalement la nulle après plus de 100 coups. Quant au match, Kortchnoi le perdit d’un point…

Bien sûr, Kortchnoi ne doit s’en prendre qu’à lui-même, mais il faut bien avouer que Karpov a eu de la chance de ne pas perdre cette partie. Il avait été dominé, s’était retrouvé dans une position perdante, et son adversaire aurait pu le mater en quelques coups simples. Difficile, après ça, de prétendre qu’il ne l’a pas échappé belle : si ce n’est pas de la chance…

Mais il y a encore une autre forme de chance aux échecs. Parfois un joueur joue le bon coup sans savoir pourquoi il était bon ; et plus souvent encore, le joueur évite un mauvais coup sans avoir jamais vu où était le problème. Rien de plus frustrant, après une partie, lorsque l’on demande à son adversaire ce qu’il aurait fait sur tel ou tel coup, que de l’entendre mentionner une réplique qui perd sur le champ ! Dans ces cas là, quelle que soit l’opinion que l’on a sur la chance aux échecs, on se dit forcément qu’il a eu « du bol » !

Pour en savoir plus : Les champions d'échecs
Xavier Tartacover (1887–1956) - Celui qui prend des risques peut perdre, celui qui n'en prend pas perd toujours.

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