Échecs & Stratégie: Les 6 plus grands stratèges des échecs

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mercredi 5 août 2015

Les 6 plus grands stratèges des échecs

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Anatoli Karpov ou le sens positionnel aux échecs © Chess & Strategy

Si vous êtes-vous un adepte de la stratégie aux échecs, voici notre liste des 6 champions d'échecs qui se sont illustrés dans ce domaine.

Quand on débute aux échecs, il est habituel de commencer par les débuts ouverts à base de 1.e4 et de conduire des parties d’attaque, riches en combinaisons tactiques. Au bout de quelques années de pratique, on se familiarise avec les grands noms des champions du passé en étudiant l’héritage qu’il nous ont légué, à savoir leurs plus belles parties d’échecs. Ensuite, on recherche son propre style en se comparant à différents types de joueurs. La plupart des gens apprécient les attaquants tels Kasparov et les combinaisons qu’ils créent. Mais reconnaissons que ce sont les grands-maîtres au style positionnel qui possèdent la compréhension la plus profonde du jeu.

Six champions peuvent être considérés comme les plus grands stratèges de l’histoire du noble jeu.

Wilhelm Steinitz, Akiba Rubinstein, José Raul Capablanca, Aaron Nimzovitch, Tigran Petrossian et Anatoli Karpov

Découvrez ci-dessous leurs biographies et cliquez sur leur noms pour en savoir plus et/ou rejouer leurs plus belles parties d'échecs

Steinitz, le stratège des échecs © Chess & Strategy

Wilhelm Steinitz (1836-1900).

Né à Prague en 1836, il s’installa à Vienne pour ses études à l’âge de 22 ans et entama sa carrière de joueur d’échecs à la Wiener Schachgesellschaft, qui fut l’école de nombreux maîtres d’échecs.

Il tomba amoureux des échecs et joua en Angleterre à titre professionnel. Basé à Londres et adepte du style d’attaque, comme tous ses contemporains, le jeune Steinitz fut rapidement accepté comme l’un des meilleurs joueurs mondiaux.

Rubinstein ou la pureté aux échecs

Akiba Rubinstein (1882-1961)

Juif polonais, tout comme Steinitz, il était destiné à être rabbin. Mais il connu le jeu d’échecs à l’âge de 16 ans, et ne se préoccupa plus d’autre chose le reste de son existence.

Ayant quitté sa ville natale de Stawiski, Rubinstein passait le plus clair de son temps au club d’échecs de Lodz, bien qu’il fut venu dans cette ville pour étudier le Talmud. Par un travail solitaire acharné, le jeune Rubinstein avait acquis la force d’un maître quand il battit le maître du club de Lodz,George Salwe.

Nimzovitch, l'hypermoderne des échecs © Chess & Strategy

Aaron Nimzovitch (1886-1935).

Né en 1886 à Riga en Lettonie et décédé en 1935 à Copenhague au Danemark, Aaron Nimzovitch fut d'abord un joueur d'échecs russe puis danois qui révolutionna le noble jeu par ses idées innovantes.

On lui doit également 4 idées qui ont enrichi la théorie des ouvertures aux échecs. La défense Nimzo-indienne, la défense Nimzovitch du pion roi, la variante Nimzovitch de la défense sicilienne (1.e4 c5 2.Cf3 Cf6) et une pirouette dans la Benoni.

Capablanca, le puriste des échecs © Chess & Strategy

José Raoul Capablanca (1888-1942).

Il naquit à la Havane le 19 novembre 1888 et apprit à jouer aux échecs à l’âge de 4 ans. A 11 ans, il était déjà champion du Cuba, un exploit de futur champion du monde !

Abandonnant le jeu d’échecs pour achever ses études d’ingénieur chimiste, il se fit un nom sur le plan international à l’âge de 21 ans, en 1909, lorsqu’il triompha très nettement de Frank Marshall par 8 victoires contre 1 et 14 parties nulles.

Petrossian, la défense aux échecs © Chess & Strategy

Tigran Petrossian (1929-1984).

Né à Erevan en Arménie le 17 novembre 1929, le jeune joueur d'échecs Tigran Petrossian devient maître soviétique à l’âge de 18 ans en remportant le tournoi national des candidats maîtres en 1947. Le début d'une carrière de champion.

Son jeu méthodique, son style à la fois calme, lent et prudent a souvent l’avantage de lui éviter la défaite mais du même coup l’inconvénient de l’empêcher de gagner. C’est Capablanca qui représente à ses yeux le joueur idéal. C’est de lui que Tigran Petrossian tirera son art de simplifier les positions.

Anatoli Karpov ou le sens positionnel aux échecs © Chess & Strategy

Anatoli Karpov (1951- )

Né en 1951 à Zlatoust dans l’Oural où il apprit les échecs, comme Capablanca, à l’âge de quatre ans à peine. Karpov, mince et doté de grands yeux, donne l’impression d’avoir une constitution mentale et physique faible. C’est toutefois une illusion. Ce corps fragile est habité par une détermination et un esprit de décision incroyables.

En 1975, Karpov remporta le championnat du monde par forfait contre Bobby Fischer. Embarrassé d’avoir acquis le titre ainsi, il joua dans pratiquement tous les grands tournois de l’époque, gagnant pratiquement toutes les manifestations où il participa, Karpov s’est forgé le meilleur palmarès de toute l’histoire des échecs.

Même s’il est clair que de grands joueurs tels Lasker, Alekhine, Tal et Kasparov ont été exclus de notre liste parce que nous cherchions des génies positionnels et non tactiques, l’absence de Botvinnik et de Fischer pourra peut-être troubler certains de leurs aficionados.

Mikhail Botvinnik fut un joueur stratégique brillant, mais la science a joué un rôle encore plus important dans ses parties. La profondeur de ses préparations, qui incluaient les aspects mentaux, physique et théoriques des échecs, était sans égale, et il appartient de ce fait à une catégorie de champions légèrement différente : il fut le premier grand joueur scientifique.

Bobby Fischer aurait également pu faire partie de cette liste des génies stratégiques mais là encore il est d’une catégorie qui lui est propre. Un jeu parfait dans l’ouverture dû à une préparation intensive (Alekhine fut le premier grand théoricien des ouverture et Fischer suivit ses pas), une intense volonté de vaincre (rappelant Emmanuel Lasker), un traitement incroyablement simple et lucide du milieu de jeu (en l’observant, on se demande si Capablanca n’est pas ressuscité), et un talent phénoménal en finale (une combinaison de Rubinstein et de Capablanca) faisait de Bobby le joueur parfait. Le mettre en valeur en tant que génie stratégique ne serait pas rendre un hommage suffisant à l’héritage qu’il nous a laissé.

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Xavier Tartacover (1887–1956) - Celui qui prend des risques peut perdre, celui qui n'en prend pas perd toujours.

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