Échecs & Stratégie: Histoire des échecs : Séville 1987 Kasparov bat Karpov

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lundi 1 août 2016

Histoire des échecs : Séville 1987 Kasparov bat Karpov

SEVILLE 1987 : DOS AU MUR, KASPAROV TROUVE UN COUP DE GÉNIE PSYCHOLOGIQUE FACE A KARPOV ET CONSERVE SON TITRE

Au-delà du style de jeu, il convient de se demander quel résultat votre adversaire va chercher à obtenir dans telle ou telle partie. Le cas le plus évident est celui d’une situation de tournoi qui nécessite un gain ou une nulle, tout particulièrement s’il y a une norme de maître à la clé.

Nous allons examiner la dernière partie du match de championnat du monde d'échecs de 1987 à Séville en Espagne entre Garry Kasparov et Anatoli Karpov. Kasparov avait un point de retard. Comme il lui fallait absolument une victoire pour conserver son titre, on aurait pu s’attendre à ce qu’il charge sabre au clair. C’est l’inverse qui se produisit. Dans un coup de génie psychologique, Kasparov se mit à la place de Karpov, comprenant qu’il serait très difficile à ce dernier de disputer une partie interminable et acharnée.

24ème et ultime partie. Kasparov arriva mal rasé, des cernes sous les yeux. Sa mère assise dans la salle semblait accablée. La partie commença doucement, en concordance avec l’ouverture Reti.

La première imprécision de Karpov 26...h6 - Photo © Chess & Strategy

Le paroxysme de la tension et du spectacle fut atteint à partir de cette position et jusqu’au 40ème coup.

Chaque camp possède un pion faible sur l’aile Dame, mais les Blancs peuvent revendiquer un petit avantage lié à la force de leur Fou. Mais des murmures parcoururent les travées à la vue de la suite 26…h6 ?! (Douteux, le bon coup était 26…g6)

Les experts présents pensaient que Karpov allait maintenant chercher la simplicité en échangeant les cavaliers puis en proposant l’échange des tours.

27.Tc1 ! Kasparov en profite pour renforcer la pression avec ce clouage… La suite est à examiner dans la partie.

Il ne fut aucun doute que Karpov aurait pu prendre la nulle plusieurs fois dans la partie, mais dans le feu de l’action, il n’a pas pu résister à la pression et abandonna au 64ème coup. Garry Kasparov venait d’annuler ce match revanche et restait donc champion du monde d’échecs jusqu’en 1990.

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Xavier Tartacover (1887–1956) - Celui qui prend des risques peut perdre, celui qui n'en prend pas perd toujours.

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