Échecs & Stratégie: Pour Michel Cymes, les échecs c'est bon pour le mental et le physique

dimanche 28 mai 2017

Pour Michel Cymes, les échecs c'est bon pour le mental et le physique

Dans son dernier livre sur le cerveau, le médecin le plus médiatique du PAF veut nous convertir aux subtilités de la diagonale du fou.

Pour Michel Cymes, les échecs, c'est bon pour le mental et le physique - Photo © RTL
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Le Comité olympique considère le jeu d'échecs officiellement comme un sport de l'esprit depuis près de vingt ans, même si les échecs ne figurent pas encore au programme des JO. Cette discipline permet de muscler le cerveau, même si celui-ci n'est pas un muscle mais un organe. Ce jeu de société fait travailler notre cerveau. D'abord en obligeant à la réflexion. Tout joueur d'échecs apprend rapidement qu'il faut y réfléchir à deux fois avant de déplacer une pièce. En cas d'erreur, la sanction est immédiate.

Par ailleurs, la finalité est toujours la même : il faut éviter de se faire manger le roi, la pièce maîtresse par excellence. Pour la protéger, il faut parfois sacrifier d'autres pièces moins importantes. Tout cela impose de raisonner de manière la plus logique possible.

10 puissance 120 possibilités, c'est bon pour développer sa créativité !

Mais ce sport est surtout recommandé pour développer la créativité. On a pourtant l'impression que toutes les parties d'échecs se ressemblent.

Sur un échiquier, il y a 64 cases et 32 pièces. Dès le premier coup, il y a vingt possibilités. Le second, on passe à quatre-cents possibilités. Au bout du compte, on arrive à 10 puissance 120 possibilités. Tout cela est excellent pour la créativité, mais aussi pour garder l'esprit en éveil et l'inciter à inventer de nouvelles combinaisons.

Mais il y a aussi du physique dans les échecs.

Une partie peut durer plusieurs heures, ce qui demande de l'endurance.

Tout l'organisme est sollicité. Plusieurs expériences ont montré qu'au cours d'une partie le rythme cardiaque du joueur peut approcher les 200 pulsations par minute. Les variations du risque cardiaque, au moment de déplacer sa reine, ressemblent à celles des pilotes de Formule 1 dans les chicanes d'un circuit. Certains joueurs, après une compétition, perdent du poids. En 2005, lors de la Coupe du monde, l'Ukrainien Ruslan Ponomariov a perdu cinq kilos en trois semaines de compétition.

Pour en savoir plus : L'article de RTL

Xavier Tartacover (1887–1956) - Celui qui prend des risques peut perdre, celui qui n'en prend pas perd toujours.

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