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dimanche 25 février 2018

Joe le taxi, les échecs c’est sa vie

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Nous avons le plaisir d'annoncer sur notre site Echecs & Stratégie l'Open international d'échecs de Guingamp qui se déroule du 24 février au 3 mars 2018 avec la participation de titrés comme le grand-maître Ukrainien Yuri Solodovnichenko (2528 Elo Fide) et plusieurs maîtres internationaux.

Bernard Cloarec, debout au fond, avec Daniel Cozic, son collègue assis, préparent l'Open international d'échecs de Guingamp - Photo © Ouest-France

C'est grâce au travail de nombreux bénévoles que le jeu d'échecs trouve une place en France. Ci-contre, à Guingamp en Bretagne, Bernard Cloarec, debout au fond, avec Daniel Cozic, son collègue assis, préparant l'Open international d'échecs de Guingamp - Photo © Ouest-France

L'occasion pour nous de rendre hommage à un bénévole totalement investi dans le jeu d'échecs : Bernard Cloarec, chauffeur de taxi dans le civil, mais aussi et surtout arbitre international d'échecs depuis 25 ans et membre depuis 20 ans de l'Échiquier guingampais.

Bernard Cloarec fréquente les plus grands joueurs d'échecs

L'Open international de Guingamp a débuté samedi, à la Grande Ourse, pour se terminer le 3 mars. Un open de ce niveau exige la présence d'un arbitre international ce qui permet la prise en compte de l'événement par la fédération internationale. L'Échiquier Guingampais peut s'enorgueillir d'en avoir un parmi ses adhérents : Bernard Cloarec.

Il arbitre depuis 25 ans et est au club guingampais depuis 20 ans. Il est évidemment bénévole pour l'organisation de l'open. Beaucoup d'heures de présence sont nécessaires sur place et il envisage de dormir sûrement près de la Grande Ourse, dans son camping-car.

De longues journées. Si une partie d'échecs peut durer jusqu'à six heures, pour lui la journée ne s'arrête pas à la même heure, il aura encore deux heures environ de travail, avec ses amis bénévoles. Malgré ce lourd investissement, il avoue : « J'ai la chance de côtoyer les meilleurs joueurs du monde qui en général parlent français. Sinon nous échangeons en anglais ».

L'homme, plein d'anecdotes, raconte « en Russie, les écoliers apprennent à jouer aux échecs et en Corse, les enfants jouent aussi à l'école ». Il explique aussi que pour arbitrer à l'international, il faut passer un examen, c'est un investissement important. Bernard Cloarec est confiant devant l'évolution de l'apprentissage dans les écoles comme à l'UNSS par qui des compétitions sont organisées.

Une histoire de famille

Son épouse témoigne de sa passion et il ajoute : « Je joue aux échecs depuis la 4e. Mes enfants jouent également et ma fille joue à un bon niveau en national. » C'est donc une histoire de famille et de rencontres conviviales avec les joueurs venus de très loin et que le club a plaisir de retrouver.

Bernard Cloarec est en retraite et, désormais, il pense aller à des rencontres à l'étranger, chose impossible tant qu'il travaillait comme chauffeur de taxi. Jusque-là, il se rendait à toutes les rencontres dans le territoire si des joueurs étrangers étaient présents. La passion n'est donc pas prête de le quitter.

Pour suivre ce tournoi:

Pour en savoir plus : L'article de Ouest-France

Xavier Tartacover (1887–1956) - Celui qui prend des risques peut perdre, celui qui n'en prend pas perd toujours.

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